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Le magazine de l’EFS Occitanie Pyrénées Méditerranée

Septembre 2026 Numéro 62

Projets & perspectives

QEPD : l’innovation très attendue des donneurs

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi ressemblera le don de sang de demain ? Le projet national de développement du questionnaire d’entretien pré-don dématérialisé (QEPD) nous en donne un avant-goût. Moins de papier, un entretien médical recentré sur l’humain et un parcours fluide de chez soi à la collecte : plongée au cœur d’un vaste projet de modernisation de l’EFS.

Avec un déploiement prévu à horizon 2028, le QEPD vient apporter des bénéfices pour le donneur avec une expérience du don plus moderne, mais aussi du côté des équipes en rendant l’entretien pré-don plus efficace et plus attentionné.

À retenir

  • Le questionnaire pré-don digitalisé, prévu pour 2028, simplifiera le parcours des donneurs tout en faisant gagner du temps aux équipes.
  • Entièrement sécurisé et conçu pour évoluer, il modernisera le don de sang sans se limiter à remplacer le format papier.
  • Son principal objectif est de recentrer l’entretien médical sur l’échange humain et de préserver la qualité de l’accompagnement de chaque donneur.

Côté donneur : comment ça va fonctionner ?

La veille de son rendez-vous de don, le donneur recevra une notification automatique par e-mail et SMS. En quelques clics depuis son smartphone ou son ordinateur, il pourra accéder à son espace sécurisé et remplir en toute confidentialité les 43 questions réglementaires du questionnaire.

Ce que ça change concrètement ?

  • Fini le déplacement pour rien : le donneur prend connaissance de son éligibilité en amont. S’il a un doute ou réalise qu’il est temporairement ajourné, il peut annuler ou reporter son RDV immédiatement.
  • Sérénité et confidentialité : il saisit ses réponses à son rythme, chez lui, en toute confidentialité.
  • Arrivée fluidifiée : une fois le questionnaire validé, un QR code sécurisé est généré dans son compte. À son arrivée en collecte, il présente simplement son code : il est enregistré !

Le QEPD ne remplace en aucun cas l’entretien médical ! Il le prépare, le clarifie et remplace la feuille de papier, mais l’échange humain entre le donneur et le personnel EFS reste la pierre angulaire de la sécurité transfusionnelle. Et pour les donneurs préférant le papier, le formulaire habituel restera accessible. La version digitale ne sera pas imposée.
Portrait de Agathe Finas Agathe Finas Cheffe de projet QEPD

3 millions

c’est le nombre de questionnaires papier utilisés chaque année sur l’ensemble du territoire.


Côté collaborateurs : un entretien recentré sur l’essentiel

Pour le personnel de collecte, la digitalisation n’est pas qu’un outil informatique : c’est un réel gain de temps et de confort opérationnel.

  1. Confidentialité garantie à l’accueil : l’agent d’accueil scanne le QR code pour enregistrer la venue du donneur mais n’a aucun accès aux réponses de ce dernier.
  2. Focus sur les facteurs d’ajournement : le médecin ou l’infirmier identifie immédiatement les points d’attention (voyages en zone à risque, traitements en cours, opérations récentes…).
  3. Possibilité de corriger : si le donneur s’est trompé dans sa saisie, le personnel EFS peut directement rectifier la réponse sur son écran.

Et la confidentialité des données dans tout ça ?

La protection des données de santé est totale. Les questionnaires n’ont pas vocation à être conservés dans le temps : toutes les données saisies par le donneur sont définitivement effacées dès le lendemain soir du don.

Et aujourd’hui, où en sommes-nous ?

Simple en apparence, le projet QEPD s’inscrit dans un environnement technique très dense. Il doit s’interconnecter avec l’ensemble de notre écosystème informatique (Inlog, site grand public, outils marketing, etc.) et doit s’aligner avec le calendrier d’autres projets comme la refonte du site web prévue pour début 2027.

La dernière grande étape franchie ? Le choix d’Inlog et de l’agence Klee pour designer et développer la solution. Les maquettes seront bientôt testées par des utilisateurs et une phase pilote sera mise en œuvre pour tester la solution à plus grande échelle.

Mais ce n’est que le début. Une fois ce socle solide déployé, l’outil s’enrichira de nouvelles fonctionnalités comme une adaptation du questionnaire selon le profil du donneur ou le type de don, un pré-remplissage automatique de certaines informations, un accès au questionnaire en mode « brouillon » permettant de le commencer et de le terminer plus tard, etc.