Déficit de notoriété auprès des étudiants, idées reçues sur nos métiers, marché de l’emploi sous tension : attirer les prochaines générations d’infirmier(es) est un enjeu central pour l’EFS.
Comme le souligne Magali Mathis, DRH de l’EFS Occitanie : « Les ateliers RH menés en janvier autour de notre projet social ont mis en exergue un fait marquant : la grande majorité des jeunes diplômés qui sortent d’IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) n’ont jamais entendu parler de l’EFS durant leur cursus. S’ils ne sont pas donneurs de sang eux-mêmes, ils ne pensent pas spontanément à nous au moment de postuler à leur premier emploi. Apprendre les possibilités de carrière que nous proposons est une vraie découverte ».
Pour remédier à cette situation, l’EFS Occitanie revisite sa procédure d’accueil des stagiaires IFSI. Objectif : faire de chaque stage une expérience marquante et donner envie aux infirmier(es) de demain de nous rejoindre.
À retenir
- L’accueil des stagiaires est un levier essentiel pour renforcer l’attractivité de l’EFS et soutenir les recrutements à venir.
- Le mode opératoire destiné aux tuteurs et le livret d’accueil des étudiants offrent un parcours d’intégration clair, progressif et harmonisé.
- En accompagnant les étudiants de l’observation à la pratique des gestes techniques, l’EFS suscite des vocations et encourage leur recrutement plus tard.
Pourquoi devons-nous anticiper ?
L’ambition plasma est un important levier de croissance. Elle s’accompagne de nombreuses créations de poste. C’est une bonne nouvelle, mais aussi un défi, particulièrement en ce qui concerne la population infirmière. A titre d’illustration (ce sont les données de la DREES*) : en 2021, la France comptait près de 600 000 infirmières en emploi. Dans le scénario tendanciel, les effectifs atteindraient 821 000 en 2050, soit +37 %. Mais les besoins en soins infirmiers augmenteraient davantage, de +50 %, principalement sous l’effet du vieillissement de la population française. À comportements et politiques de formation constants, il manquerait environ 80 000 IDE en 2050 pour maintenir le niveau actuel de couverture des besoins en soins dans le pays.
Face à ce contexte, être identifié en tant que futur employeur, dès l’entrée dans les études, permet de mieux se préparer.
Le stage est notre meilleure vitrine pour montrer la réalité de nos métiers : le relationnel avec les donneurs, qui nous différencie d’autres établissements de santé, la cohésion d’équipe, l’absence de travail le dimanche et la nuit, l’existence de vraies perspectives d’évolution (entretiens pré-don, supervision de collecte, responsabilité de site…).
* DREES : Direction de la recherche, de l’évaluation, des études et des statistiques.
J’ai rejoint l’EFS en juillet 2025, d’abord au sein des collectes mobiles, avant d’intégrer l’équipe de la Maison du don de Purpan en octobre. Après 6 mois de prépa infirmière, trois ans d’études en soins infirmiers et deux années passées aux urgences de nuit en région parisienne, j’ai posé mes valises à Toulouse avec l’envie de trouver un meilleur équilibre entre vie personnelle et professionnelle. C’est ainsi que j’ai découvert l’EFS un peu par hasard. J’y ai trouvé un métier concret, utile et qui a du sens au quotidien : c’est extrêmement motivant ! Je me vois bien évoluer au sein de l’équipe et pourquoi pas faire passer les entretiens pré-don. L’avenir nous le dira !
Tymon Roch
IDE à la Maison du don de Toulouse Purpan
Ce qui change : un cadre clair pour les tuteurs et les stagiaires
Réussir un stage repose sur une intégration fluide et un cadre sécurisant. C’est pourquoi l’EFS clarifie et harmonise l’accueil des futur(e)s infirmier(e)s à travers deux nouvelles ressources indispensables :
- Le mode opératoire régional : feuille de route du tuteur pour encadrer pas à pas l’étudiant (documents utiles, aspects administratifs, planning, périmètre du stage, droits et rôles de chacun).
- Le livret d’accueil du stagiaire : guide remis à l’étudiant qui rappelle les objectifs et les missions du stage et apporte des informations pratiques : première immersion théorique de l’univers infirmier à l’EFS, présentation des différents métiers du prélèvement, spécificités de l’EFS et journée type d’une équipe de collecte.
Gestes techniques : apprentissage encadré et progressif
- Étape 1 : observer pour assimiler
Installation et rangement des postes, entretiens pré-don, prélèvements et tests d’hémoglobine : les étudiants observent les équipes sur le terrain.
- Étape 2 : de la théorie avant la pratique
Après la prise de connaissance des supports de formation et d’habilitations ainsi que des procédures de prélèvement, le stagiaire passe à l’action sous la supervision d’un tuteur.
- Étape 3 : des missions adaptées à la durée du stage
Les prélèvements de sang total et les tests d’hémoglobine pré-don sont accessibles à tous, les prélèvements en aphérèse seulement à partir de 5 semaines de stage.